“Je m’appelle Julianne, j’ai 31 ans et j’habite dans le Sud de la France. Je viens de quitter mon job pour me lancer en création d’entreprise dans l’import de meubles et objets déco de Bali. Notre projet avance bien mais il y manque une petite touche d’essentiel. Je ne veux pas juste me contenter de ramener un container pour le vendre, je me dis qu’à mon niveau, je peux faire plus, aider ceux qui en ont le plus besoin, qui sont les plus innocents et vulnérables, les enfants. Je repense à l’association ANAK que j’ai découvert quelques mois plus tôt sur internet. Elle me paraît fiable et sérieuse mais comment s’en assurer quand on est à des milliers de kilomètres ? J’appelle l’amie de mon frère Maya, qui vit à Bali, je sais qu’elle est volontaire dans des assos, j’ai besoin de son avis, son expérience de terrain. Elle rigole quand je la questionne, elle m’explique qu’elle travaille pour ANAK depuis 2 ans. J’y vois un clin d’oeil du destin, la coïncidence est trop belle pour passer à côté, je programme avec elle les modalités de notre rencontre quand je serai de passage sur l’île des Dieux.

Quelques semaines plus tard, me voilà en voiture avec elle et Dwi pour faire une livraison de matériel dans les 3 centres que l’association gère dans le Nord de l’île. Nous passons ensuite la nuit dans le centre des lycéens à Singaraja. Je rencontre une quarantaine de jeunes, de 14 à 17 ans, issus de familles défavorisées, à qui ANAK offre une chance de choisir leur avenir. Suivre une scolarité normale (école primaire, collège, lycée, université) nous paraît pour nous, occidentaux, un cursus classique, acquis. Mais ici, à cause des coûts élevés que cela engendre, beaucoup trop d’enfants n’ont pas la chance d’apprendre dans de bonnes conditions et c’est là qu’intervient ANAK qui prend tout à sa charge (frais de scolarité, cartables, uniformes, argents de poche, logements pour les plus éloignés, ordinateurs portables et scooters pour se déplacer…). Je découvre le centre et l’environnement dans lesquels ces jeunes évoluent et deviennent des adultes responsables. Respect de l’autre, partage et honnêteté sont les bases de la vie en collectivité, qu’ils apprennent ici. L’atmosphère qui règne est paisible, sereine, un peu hors du temps. Je vois des grands sourires sur leurs visages quand ils viennent nous accueillir, leurs regards chargés de gratitude et de bienveillance. La soirée est studieuse en prévision des futurs examens mais on entend des rires et des chansons dans les chambres des filles. Le lendemain, nous partons visiter le terrain que l’association vient d’acquérir, pour la construction d’un nouveau centre, plus grand, plus fonctionnel, et surtout sans contrat de location. Ici, on prépare déjà un nouvel avenir !

Je suis tellement admirative de l’implication et du travail que font les animateurs et coordinateurs sur le terrain, pour donner à tous ces enfants les meilleures chances de réussite. Je repense, en écrivant ces quelques lignes, à la célèbre phrase de Gandhi « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Alors un gros bravo à ANAK pour tout ce que vous mettez en place ici pour ces enfants, bravo également aux parrains et donateurs car sans vous rien ne serait possible. Et un énorme merci à Maya et Dwi pour ces deux jours d’échanges et de partages… Je rentre en France le coeur chargé de ces beaux moments passés à vos côtés.”

 

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